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Témoignage : Nada CHENDEB TAHER et Bilal TAHER (nationalité libanaise), boursiers de formation à la recherche, en mobilité en France jusqu’à fin juillet

Fleche Témoignages

Voici notre expérience pendant la période s'écoulant entre 12 Juillet et 14 Août. Nous deux Bilal TAHER et Nada CHENDEB, un couple marié et boursiers de l'AUF.

En fait, pendant cette guerre sauvage, nous avons fais encore une alternance entre la France (12 Juillet au 2 août) et le Liban (3 au 14 août), avec une nuit passée à Damas.

Notre période de mobilité a pris fin le 31 juillet, cette date est aussi la date d'expiration de notre titre de séjour en France. Comme tous les doctorants, nous étions en train de suivre nos recherches et de travailler au sein de notre laboratoire quand la mauvaise nouvelle a frappé nos auditions. Jamais nous n'avons pensé que cette guerre va durer tellement et que la situation va s'aggraver ainsi, c'est pour cela que notre première décision était de rester sur place et d'attendre le calme. Mais jour après jour, nous avons conclu que c'est difficile de rentrer calmement au Liban, et c'est encore dangereux. Avant l'expiration de notre visa, nous avons demandé une prolongation au cas où le retour nous paraît impossible. Cependant un sentiment de tiraillement nous a pris pendant toute cette durée, nos corps étaient en France, tandis que nos esprits et notre cerveau était complètement au Liban et chez la famille. C'étaient vraiment des jours très difficiles qui nous ont même empêchés de progresser comme il était prévu dans notre thèse. La majorité de notre temps était passée dans le suivi des nouvelles de la guerre et dans les appels téléphoniques chez nos parents. Pour tout ça, nous avons préféré de rentrer au Liban pour rejoindre nos parents et vivre avec eux ces moments difficiles car de loin c'était beaucoup plus difficile pour nous, et ça voulait dire rester inquiet tout le temps.

Et comme ça, nous avons pris la décision de rentrer au Liban via Damas à travers les frontières du nord, surtout que nous habitons le Nord du Liban. Et c'était l'AUF qui nous a tendu la main dans toute la procédure de retour. Ils nous ont changé le billets de voyage, nous ont réservé une nuit dans un hôtel à Damas et nous ont aidés à avoir un taxi qui nous a emmené de Damas à notre maison au Akkar. Nous avons vu de l'AUF une excellente collaboration entre les différents bureaux et une prise en charge imprévue de notre part. Vraiment nous ne pouvons pas oublier ce qu'ils nous ont fait, et tout ça avec un support psychique et des sentiments nobles envers nous. Ici, nous tenons à remercier Mme Isabelle Carvalho et M. Jean-Luc Frès du bureau français, Mlle. Lamis al-khatib du bureau de Damas et Mlle. Mirande Sfeir du bureau libanais et de tous les autres responsables que nous n'avons pas vu et connu pendant cette expérience.

Ici au Liban, et presque directement après notre retour, ont commencé les bombardements des pont de Akkar qui étaient notre alarme chaque nuit. Et malgré ça, notre inquiétude était moindre car nous étions au sein de notre famille et avec nos parents et dans notre pays que nous aimons beaucoup et que nous travaillons toujours pour lui et pour son développement.

A la fin, nous souhaitons que cette guerre passée soit la dernière dans l'histoire du Liban, et que le calme et la paix le recouvrent pour toujours.

 

 

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